Les cours n’ont pas repris le lundi 13 avril à Ziralo au Sud-Kivu. Les structures de la société civile attribuent cette situation aux affrontements entre les éléments réfractaires du M23 et les compatriotes résistants Wazalendo.
Ces affrontements ont été signalés ces 7 derniers jours dans une grande partie des Hauts Plateaux du territoire de Kalehe. Dans plusieurs localités du groupement de Ziralo, écoles fermées, élèves déplacés et enseignants en fuite,une situation qui plonge le secteur éducatif dans l’incertitude.
De retour des vacances de pâques, les élèves ont fait un constat macabre, aucune école n’a rouvert ses portes à Ziralo. Des témoins expliquent que les violences opposant des groupes armés ont poussé les populations à abandonner leurs villages, entraînant avec elles élèves, enseignants et parents.
« La plupart des déplacés ont trouvé refuge à Lulambo et Biriko, dans le groupement de Walowa-Londa, en territoire de Walikale, province du Nord-Kivu…On n’a pas de choix. On ne sait même pas comment convaincre les parents de retourner dans le milieu, puisque nombreux ne sont plus dans les Hauts Plateaux. Bref, on n’étudie pas », confie un un chef d’établissement.
Selon des sources locales,les axes Katasomwa, Bushaku, Nyawaronga et Nyamugari, les écoles tentent difficilement de fonctionner, mais avec un faible effectif d’élèves et un manque d’enseignants.
« Les chefs d’établissement ont tenté d’ouvrir les portes lundi, puis mardi et mercredi, mais il n’y avait pas moyen d’enseigner au petit nombre d’élèves présents », rapporte une autre source du secteur éducatif.
La véritable crainte est que cette perturbation menace le déroulement des prochaines épreuves certificatives. À moins d’un mois des épreuves certificatives de dissertation, faisant craindre une nouvelle année scolaire compromise pour de nombreux élèves de cette zone en conflit. Parents et responsables scolaires redoutent que l’insécurité persistante n’aggrave davantage la déscolarisation dans les Hauts Plateaux de Kalehe.
Théo Démosthène KALUBI