
À la COP30 de Belém au Brésil, la Ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de l’Économie du climat, Professeure Marie Nyange, s’est imposée comme l’une des voix stratégiques du bassin du Congo. Engagée dans une série de rencontres bilatérales avec ses homologues du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Centrafrique, elle a travaillé à consolider une alliance régionale pour une gouvernance climatique plus équitable. Cinq projets structurants ont été mis en avant, dont les corridors verts Kivu–Kinshasa, le répertoire national des métiers verts et les premières bases d’une économie verte adaptée aux réalités locales.
Cette vision s’inscrit dans la ligne défendue par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui plaide pour que les atouts climatiques de la RDC profitent à chaque Congolais. À travers son approche, Marie Nyange veut transformer le potentiel environnemental du pays en un moteur de développement inclusif et durable. Elle cherche également à repositionner la RDC comme leader climatique du Sud global, grâce à une gouvernance verte fondée sur les communautés locales, la transparence et la souveraineté écologique.
Mais l’action de la Ministre dépasse largement la scène internationale. Consciente de l’urgence environnementale à Kinshasa, elle mène une lutte directe contre l’insalubrité croissante dans la capitale. Le 2 décembre dernier, dans un esprit d’écoute et de partenariat, elle a rencontré en toute simplicité les journalistes du réseau Green Network, à l’espace Bilembo, dans la commune de la Gombe. Objectif : créer une synergie avec les médias pour mobiliser collectivement face à la saleté chronique et à l’occupation anarchique des espaces publics.
Pédagogue engagée, Marie Nyange place l’éducation environnementale au cœur de son combat. Pour elle, il ne s’agit pas seulement de gérer les déchets, mais de reconstruire une véritable culture écologique chez les citoyens. En s’appuyant sur les médias, elle veut vulgariser les bonnes pratiques, dénoncer les incivilités et, surtout, transformer les mentalités. Son ambition est claire : faire de l’écologie non pas un simple slogan, mais un outil réel de transformation sociale.
Sophie Kanjinga Fideline