
Dans une démarche inédite visant à moraliser la vie publique et à sanctuariser le milieu scolaire, la Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a officiellement signé ce lundi l’acte d’engagement au Code de conduite de l’agent public de l’État.
C’est un signal fort envoyé à l’ensemble de l’administration congolaise. Ce lundi 24 novembre à Kinshasa, le ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDUNC) est devenu le premier portefeuille du gouvernement dont les cadres et agents souscrivent officiellement aux exigences d’éthique et d’intégrité de la fonction publique.

Un engagement contre les violences basées sur le genre
Au cœur de cette cérémonie, organisée par le Secrétariat général du ministère devant les partenaires techniques et les acteurs éducatifs, réside une nouveauté cruciale : l’intégration de dispositions renforcées contre l’exploitation, les abus et le harcèlement sexuels.
En apposant sa signature, Raïssa Malu devient le premier membre du gouvernement à s’engager personnellement sur ce document. Elle a été suivie immédiatement par les plus hautes autorités du sous-secteur, notamment le Secrétaire général, l’Inspecteur général Chef de corps et le Directeur de cabinet.
Pour la Ministre d’État, cet acte marque « l’aboutissement de la nouvelle dynamique de Citoyenneté active ». Elle a souligné que cette démarche est une étape indispensable pour bâtir un système éducatif fondé sur la responsabilité et, surtout, la protection des élèves.

Des milliers d’agents déjà formés
Cette signature officielle n’est que la partie visible d’un vaste travail de fond. En amont de cette journée, un immense chantier de sensibilisation a été mené sous la coordination du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF).
Selon les chiffres communiqués par le ministère, environ 5 000 agents de l’administration et plus de 233 000 enseignants à travers le pays ont déjà été formés aux prescrits de ce Code de conduite.
L’objectif est clair : garantir des environnements scolaires sûrs, respectueux et propices à l’apprentissage, en particulier pour les jeunes filles, souvent premières victimes des dérives en milieu scolaire.
La cérémonie, ponctuée par l’hymne national, s’est achevée sur un appel collectif à l’exemplarité. En faisant de l’intégrité une priorité absolue, le MINEDUNC espère instaurer une culture de « tolérance zéro » face aux antivaleurs au sein de toutes les écoles de la République Démocratique du Congo.
Par Danny Ngubaa Yambushi