
Le ton est ferme et le message sans équivoque. En mission officielle dans la province éducationnelle du Haut-Katanga 1, le Vice-ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Théodore Kazadi, a tenu lundi 24 novembre une séance de travail cruciale avec les autorités scolaires locales. Au cœur des échanges : la sanctuarisation de l’école et la défense inconditionnelle de la gratuité de l’enseignement.
L’école, un espace neutre et apolitique
Face aux responsables éducatifs de la province, Théodore Kazadi a dressé un constat sans concession, dénonçant la montée des « anti-valeurs » au sein de certains établissements. Le Vice-ministre a rappelé avec insistance que l’école doit demeurer un espace neutre, protégé des turbulences extérieures.

« Les conflits politiques, tout comme les divergences entre communautés religieuses, ne doivent en aucun cas s’inviter dans le secteur éducatif », a-t-il martelé.
Pour le numéro deux de l’Éducation, la politisation des milieux scolaires constitue un danger pour la formation de la jeunesse et doit être combattue avec la dernière énergie.
Saboter la gratuité, c’est trahir la nation
Le point d’orgue de son intervention a concerné la politique de gratuité de l’enseignement primaire, programme phare du Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Théodore Kazadi a lancé une mise en garde sévère contre toute tentative de sabotage de cette réforme.
Dans une comparaison particulièrement forte, il a assimilé les fossoyeurs de la gratuité aux ennemis de la République : « Ceux qui cherchent à perturber ce pilier essentiel de la réforme éducative se placent au même niveau que ceux qui commettent des crimes dans l’Est du pays ».

Une déclaration choc qui souligne que compromettre l’avenir des enfants est perçu par le gouvernement comme un acte de haute trahison.
Inspection de terrain à Kipushi
Au-delà des directives administratives, le vice-ministre a tenu à palper les réalités du terrain. Il s’est rendu dans le territoire de Kipushi pour une visite d’inspection. Cette descente lui a permis d’évaluer personnellement les conditions d’apprentissage dans plusieurs établissements et d’encourager le corps enseignant.
Partout où il est passé, Théodore Kazadi a invité les enseignants et les partenaires de l’éducation à maintenir leur engagement pour offrir une éducation de qualité, seul gage du développement durable de la nation congolaise.
Par Danny Ngubaa Yambushi