La gratuité de l’enseignement de base, l’une des mesures phares du président Félix Tshisekedi, fête ses 7 ans en RDC. Objectif : concrétiser l’engagement pris dans les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations unies. Une décision courageuse dans un pays où l’école reste un luxe pour beaucoup, mais qui a déjà permis à des milliers d’enfants de retrouver la salle de classe, notamment dans les milieux défavorisés.
Si le bilan est positif en termes d’accès, des défis subsistent. Les infrastructures scolaires, souvent vétustes, peinent à absorber le flux d’élèves. Les églises catholique et protestante, qui gèrent historiquement une grande partie des écoles, soutiennent l’effort mais appellent à des mesures d’accompagnement (construction de classes, salaires des enseignants, kits scolaires).
Le gouvernement doit donc poursuivre ses investissements pour garantir la qualité de l’enseignement.
Le quinquennat de Félix Tshisekedi a aussi vu la réhabilitation d’écoles, la construction de nouvelles infrastructures et des réformes pour améliorer l’encadrement. Raïssa Malu, ministre de l’Enseignement Primaire, souligne que ces efforts visent à créer un environnement d’apprentissage optimal. Reste à consolider ces avancées pour pérenniser la gratuité et relever le niveau scolaire congolais.
Aujourd’hui, le défi est double : maintenir l’élan de la gratuité et garantir la qualité. Car si l’accès à l’école est un droit, l’acquisition de compétences reste l’objectif final. Avec les réformes en cours, la RDC espère transformer l’essai et faire de l’éducation un levier de développement durable.En dépit des difficultés, l’éducation est en marche, avec les défis à relever
Sophie Kanjinga Fideline