
A la COP30 de Belém, la RDC renforce son positionnement comme acteur-clé du climat. Au-delà de ses initiatives nationales, Kinshasa tisse de nouveaux partenariats stratégiques avec d’autres pays forestiers tropicaux, posant les bases d’une véritable économie du climat centrée sur les communautés locales et les peuples autochtones.
Dans les coulisses de la COP30, la RDC a multiplié les rencontres bilatérales avec le Gabon, le Congo-Brazzaville et la Centrafrique, posant les jalons d’un front commun pour la défense des forêts tropicales africaines. Cette dynamique vise non seulement à renforcer le poids du bassin du Congo dans les négociations internationales, mais aussi à jeter les bases d’un marché régional du carbone et à attirer des financements structurants pour l’adaptation et la résilience climatique.
Au cœur de cette stratégie, la RDC insiste sur une approche centrée sur les populations. Elle plaide pour une redistribution équitable des revenus générés par la préservation des écosystèmes et place les communautés locales et les peuples autochtones au cœur des dispositifs de gouvernance environnementale. Des mécanismes de concertation communautaire sont en cours de structuration afin de garantir leur participation active et leur bénéfice direct dans les politiques climatiques à venir.
Dans un contexte global marqué par les promesses non tenues, la RDC veut jouer une carte régionale, solidaire et tournée vers l’action. Si les engagements pris à Belém se concrétisent, le pays pourrait passer du statut de puits de carbone à celui d’exemple en matière d’économie verte inclusive. Une ambition forte, mais nécessaire, face à une planète en quête de solutions durables.
Sophie Kajinga